Ce mois de novembre 2009, la protection de l'Environnement a été au coeur de toutes les préoccupations. L'arrestation du sieur Verdieu Billy, alias Vévé, pour coupe illégale d'arbres, vol, délit d’abus de confiance et gestion frauduleuse et illégale des terres qui lui ont été confiées par notre présidente honoraire, Mme Fernésia Guillaume, a marqué le début de la fin d'une période d'impunité ayant trop longtemps permis à des individus de s'adonner sans inquiétude aucune au déboisement en règle de la Commune verte. Elle a, par ailleurs, impuls la mobilisation de la population sud-plaisancienne, craignant, selon une pétition, en date du 6 novembre dernier, adressée aux autorités locales et aux autorités judiciaires de l'Arrondissement de l'Anse-à -Veau:
[d'être] en passe de perdre un avantage [qu'elle a] mis si longtemps à gagner , avec l’arrivée de gens sans scrupules se taillant, littéralement, une fortune dans ce qui représente l’avenir de nos enfants à coups de bribes d’agents de l’environnement, de gardes forestiers et autres officiels dont la mission est pourtant de protéger nos arbres et nos vies. Cet état de choses nous inquiète particulièrement, d’autant que sa rapide étendue, et par là sa profitabilité même, a été facilité par cinq années d’efforts continuels pour éviter à Plaisance de connaître le sort de la quasi-totalité du territoire haïtien.
Le mouvement s'est, par la suite, doté d'un slogan marquant "Kisa w pare pou w fè pou Plezans" (Que serais-tu prêt à faire pour ta commune?)et a milité pour la fin du lese grennen (laisser-aller) qui a jusque-là permis que "que la survie de toute une commune soit mise en jeu pour satisfaire les intérêts mesquins de quelques-uns."Les signataires de la pétition en date du 6 novembre, " positivement décontenancés, déroutés, désorientés, désemparés et dépités" en ont appelé aux autorités concernées, exigeant des autorités locales "le renforcement des décisions que nous avons tous pris, lors des Etats Généraux de 2002 et de 2004, pour sauver les générations futures."
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Leur appel a Ă©tĂ© entendu et les autoritĂ©s locales, en particulier, le juge de paix, Me Dony Dorminier (photo ci-contre), y ont promptement rĂ©pondu. Les sud-plaisanciens ne semblent pas avoir de termes assez Ă©logieux pour le dĂ©vouement de Me Dorminier et son engagement dans la protection de l'environnement sud-plaisancien. Le commissaire de l'arrondissement, Michelet Descoberth, a vite accordĂ© son appui au juge Dorminier, l'engageant Ă prendre toutes les dipositions nĂ©cessaires pour freiner la coupe illĂ©gale d'arbres Ă Plaisance du Sud et amener les contrevenants devant la justice. Â
Une liste d'environ 200 personnes a Ă©tĂ© Ă©tablie par Juge Dony - c'est ainsi que l'appelle familièrement les sud-plaisanciens - avec l'aide de la population et du Service d'Inspection Municipale (SIM), particulièrement ses agents responsables de la protection de l'Environnement. Cette liste comprend les noms, demeures et faits reprochĂ©s Ă ces individus suspectĂ©s d'implication dans des actes illĂ©gaux, marchands de charbon, vendeurs d'arbres ... Pour la plupart, ils sont venus d'eux-mĂŞmes se prĂ©senter devant le juge, ce qui devrait aider Ă allĂ©ger leur peine ainsi que le leur avait promis Me Dorminier.Â
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Le maire de la Commune, M. Emmanuel Odney, ainsi que ses deux adjoints, se sont aussi empressés de répondre aux demandes de la population, avec le lancement de l’Etablissement Public d’Aménagement Territorial de Plaisance du Sud (EPAT), organisme autonome chargé de la mise en œuvre concrète de toutes les compétences dévolues à la Commune dans le domaine de la protection de l’environnement et de l’aménagement du territoire et qui devrait permettre à la population de Plaisance du Sud, par l'entremise du Conseil de Développement Économique et Social de Plaisance du Sud (CODESO), ci-devant Conseil ParaMunicipal, l'un des outils démocratiques issus des Etats Généraux de la Démocratie participative de 2004.
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Ce vendredi 4 décembre, le commissaire Descoberth viendra visiter la Commune et mettre en garde les futurs contrevenants aux règlements communaux contre la coupe illégale d'arbres. Il présidera à la première Marche pour l'Environnement, une initiative de la Fondation Guillaume qui la situe dans le cadre de ces Journées Plante Pyebwa, qui devra être suivie de plusieurs autres.
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